Nouvelles Avocats sans frontières

22 février 2007
Catégorie(s) : Nouvelles, Événements

La deuxième Conférence Internationale sur les Droits humains en Colombie

Le Bureau International des Droits humains - Action Colombie (OIDHACO)
et la Coordination Colombie – Europe – Etats-Unis (CCEEU)

avec le soutien des parlementaires européens

Jens HOLM (Groupe de la Gauche Unie Européenne - GUE/NGL),
Hélène FLAUTRE (Groupe des Verts/ALE),
Richard HOWITT (Groupe Socialiste Européen - PSE)
Josu ORTUONDO LARREA (Groupe Libéral - ADLE)


Convoquent et invitent

la deuxième Conférence Internationale sur les Droits humains en Colombie
au Parlement Européen à Bruxelles les 17 et 18 avril 2007

Mardi 17 avril
18:00 à 20:00h Ouverture
Message de bienvenue
Inauguration de l'exposition de photographies

Mercredi 18 avril
9:00 à 18:00h
- Contribution de la Communauté Internationale dans le dépassement de la crise des Droits humains
- Droits humains et Démocratie
- Solution politique au conflit armé
- Défis des politiques européennes concernant la Colombie

Présentation

En Colombie, les violations des droits humains et du droit humanitaire continuent à être graves, généralisées et systématiques et affectent majoritairement la population civile. En même temps que persiste un conflit armé interne, l’impunité des graves crimes perpétrés par des agents de l’état, les groupes paramilitaires ou les guérillas est pratiquement totale. En outre, les mesures adoptées par l’Etat colombien favorisent l’impunité au lieu de la combattre. C’est ce qui a lieu dans le processus de négociation avec les groupes paramilitaires qui bénéficient d’un cadre légal ne remplissant pas les standards internationaux protégeant et cherchant à rendre effectifs les droits à la vérité, à la justice et à la réparation des victimes.

Il est chaque jour plus évident que les liens historiques entre les paramilitaires et les agents de l’Etat sont présents au sein de la structure de l’Etat jusqu’aux plus hauts niveaux. De la même façon, les groupes paramilitaires, responsables directs du déplacement forcé de millions de colombiens, exercent encore un contrôle sur différentes et d’importantes activités économiques et continuent à jouir des revenus des terres qu’ils ont usurpées par la force.

Tous les groupes combattants sont responsables de graves infractions au droit humanitaire. En particulier, les guérillas continuent à prendre en otage des hommes et des femmes pour la plupart acteurs de la vie politique colombienne. La solution négociée au conflit armé interne est urgente et doit être prioritaire dans l’agenda national et international. Cependant que cette voie se construit, il est urgent que les groupes combattants négocient des accords humanitaires visant à exclure la population des hostilités.

La communauté internationale et, en particulier l’Union européenne, ses Etats membres et les Nations Unies, sont restés attentifs à l’évolution de la situation des droits humains et du droit humanitaire en Colombie. Dans ce sens, ils ont manifesté de nombreuses préoccupations et ont offert leur coopération dans le but d’établir des politiques spécifiques envers la Colombie. En conséquence de ces préoccupations et de ces offres de coopération, la communauté internationale a décidé, en novembre 1996, d’établir un Bureau du Haut Commissaire aux Droits de l’homme des Nations Unies en Colombie. Ce bureau et d’autres mécanismes internationaux de droits humains ont faits de multiples recommandations à l’Etat colombien et aux autres acteurs armés. Ces recommandations, dans leur grande majorité, n’ont pas été suivies.

La première Conférence Internationale sur les Droits humains en Colombie a eu lieu en février 1995 au siège du Parlement européen. Douze ans plus tard, les 17 et 18 avril 2007, aura lieu la deuxième Conférence Internationale sur les Droits humains en Colombie au Parlement européen à Bruxelles.

Objectifs généraux

a) Faire un bilan de la situation des droits humains et du droit humanitaire afin d’orienter la formulation de stratégies et de politiques contribuant au dépassement de la grave crise sociale et politique que vit la société colombienne;

b) sensibiliser la communauté internationale afin qu’elle continue à contribuer à la paix et à la démocratie en Colombie.


Resegnements:

Elvira García Duque
Oficina Internacional de Derechos Humanos - Acción Colombia
OIDHACO
Vlasfabriekstraat, 11
B- 1060 Brussel
Tel. 32 2 5361932
Fax 32 2 5361906
oidhaco@11.be


Le Bureau International des Droits humains - Action Colombie (OIDHACO) est une réseau de 41 organisations européennes et internationales dédié au relais, à la promotion, à l’information et au soutien des activités des organisations colombiennes de défense des droits humains et des agences européennes de développement, des organisations de solidarité, des églises et des organisations internationales de défense des droits humains. La Oidhaco cherche à contribuer à la construction et à la consolidation de la démocratie, de l’état de droit, de la paix et de la justice sociale en Colombie.

La Coordination Colombie – Europe – Etats-Unis (CCEEU) est une plate-forme colombienne autonome, vaste et plurielle regroupant 166 organisations non gouvernementales et sociales qui travaillent à la promotion, à la divulgation et à la défense des droits humains. Elle cherche, grâce au dialogue et aux échanges politiques à influencer la transformation de la situation sociale et politique de la société colombienne.

Poster un commentaire

(Si vous n'avez pas encore écrit de commentaire ici, vous devez être approuvé par le propriétaire du site avant que votre commentaire n'apparaisse. En attendant, il n'apparaîtra pas sur le site. Merci de patienter).


© Avocats sans frontières Québec (ASFQ), 2006