Nouvelles Avocats sans frontières

17 juillet 2007

Neuvième rapport trimestriel de l'OÉA sur la mission d'appui au processus de paix en Colombie

Le neuvième rapport trimestriel du Secrétaire général sur la Mission d'appui au processus de paix en Colombie, soumis au Conseil permanent de l'Organisation des États Américains (OEA), a été rendu public le 3 juillet 2007.

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Les principales conclusions du rapports sont les suivantes:

- La Colombie vit une période cruciale. Soit l'État se consolide progressivement dans de vastes régions du pays, et renforce parallèlement la lutte contre l’illégalité, soit la violence revient, sous de nouvelles formes et de nouvelles modalités.

- La réintégration des démobilisés, le renforcement des institutions et l’appui aux populations locales constituent des tâches qui ne sauraient être déléguées et doivent bénéficier du concours de la communauté internationale.

- Les phénomènes de regroupement ou de réarmement des démobilisés constituent une alerte dans ce sens. Bien qu’il soit acquis que la fonction publique ait démontré sa volonté et son action concrète pour lutter contre ces organisations illégales, des efforts plus intenses et plus vigoureux sont nécessaires.

- L'État colombien déploie des efforts considérables pour rétablir le cadre institutionnel dans les territoires touchés par la violence. Il faut complémenter ces avancées avec l’intervention des autres institutions fondamentales qui garantissent progressivement à ces populations un exercice accru de leurs droits.

- Le début de l’application de la loi Justice et paix ouvre la voie à des perspectives qui ne sont pas exemptes de dangers. Les aveux libres des démobilisés font naître des attentes et permettent de progresser en matière de connaissance judiciaire et sociale de la vérité. À travers tout le territoire de la Colombie, plus de 40 000 victimes s’apprêtent à réclamer leurs droits. Pour les institutions judiciaires, l’enjeu est critique.

- Les aveux libres, en particulier ceux des chefs démobilisés, ont commencé récemment ; l’on espère que ce processus continue et parvienne à son point culminant, en surmontant les obstacles et les contraintes qui l’ont retardé auparavant. Les victimes devraient bénéficier d’un plus grand appui et d’une sécurité accrue pour leur permettre d’exercer leurs droits sans menaces et sans violence. Les institutions judiciaires responsables de l’application de la loi Justice et paix travaillent souvent dans des conditions précaires qui compromettent la réalisation de leur tâche.

- Les dialogues entretenus par le Gouvernement avec l’ELN, qui ont fait naître certains espoirs dans l’ensemble de la société colombienne et au sein de la communauté internationale, doivent être considérés comme une partie substantielle d’un ensemble : la volonté des Colombiens d’ouvrir les voies de la paix avec la justice, la vérité et la réconciliation.

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