La Plate forme des organisations haitiennes des droits humains (POHDH) est l'un des partenaires haïtiens d'Avocats sans frontières Québec.
Elle publie, à l'occasion de la journée internationale des prisonniers, un rapport accablant sur la situation carcérale dans le pays.
À la suite des visites effectuées par certains de ses membres dans les centres de détention durant l’année fiscale 2006-2007, la POHDH a relevé des irrégularités gravissimes, notamment : précarité de l’infrastructure pénitentiaire, surpopulation carcérale, sous alimentation dont souffrent les personnes incarcérées, manque d’accès à l’eau potable, cas de détention préventive prolongée anormalement élevés. Bref la plupart des individus incarcérés pataugent dans la crasse. Une telle situation est non seulement contraire aux règlements internes des établissements pénitentiaires mais constitue également une atteinte à la dignité humaine. Les règles internationales édictées pour la protection des personnes détenues par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et par la Constitution haïtienne s'en trouvent violées.
À propos de la POHDH
Les multiples violations des droits humains en Haïti ont, dans le contexte d'un coup d'État en 1991, incité neuf organisations à se regrouper au sein de la POHDH pour partager leur expérience et mettre en commun leurs ressources en vue d'une action concertée dans le domaine des droits humains. La POHDH chapeaute aujourd'hui ces (huit) ONG haïtiennes oeuvrant dans le domaine de la défense et de la promotion des droits humains. Elle se veut un porte-parole commun de même qu'un espace de dialogue et de coordination pour ses membres. Elle est structurée de la façon suivante: