J'ai participé récemment aux activités du forum sur le thème de violence faite aux femmes haitiennes. À ce forum, participaient les organisations ENFOFANM et KAY FANM entre autres. J'ai jugé opportun de participer à ces activités sur un des droits fondamentaux de la personne (combattre la violence = droit à la sécurité de sa personne = Charte canadienne des droits et libertés), considérant que c'était la toute première invitation réellement sociale et engagée qui m'était lancée. En outre, elle me l'avait été directement par la représentante de KAY FANM. Cette organisation travaille dans le même domaine qu'ENFOFANM : la défense et la protection des droits des femmes haitiennes, mais plutôt dans une perspective juridique.
Trois conférences ont particulièrement retenues notre attention : celle qui présentait le PLAN NATIONAL DE PROTECTION DE L'ENFANCE, dans une perspective de protection des enfants en situation de vulnérabilité : orphelins, victimes de violences et d'abus sexuels, vivant dans les rues. Nous citons là 3 des 5 groupes retenus dans le plan national. Elle fût présentée par M. Jérome.
Une deuxième conférence traitait des différentes lois de la législation haitienne qui concernent les enfants. À ce sujet, il paraît que le Ministère des Affaires Sociales et de la Justice en Haiti a travaillé dans le sens de faire sortir un petit livret résumant l'ensemble de ces lois. Il a été retenu par le conférencier, Me Méhu Garcon, que ces lois étaient malgré tout incomplètes ou trop floues, et ne tenaient pas nécessairement compte de la réalité sociale et surtout économique haitienne.
Une troisième conférence était présentée par Mme Béatrice Dalencourt-Turnier et qui considérait l'aspect et les effets psycho-sociaux des différentes formes de violences faites particulièrement à celles qui étaient appelées à devenir des femmes dans la société haitienne.
Il y eut également un certain nombre de débats impliquant différents intervenants rerpésentants le secteur public haitien, dont la DCPJ, le Ministère des Affaires Sociales et le Ministère de la Justice. À cette phase, les questions et la participation des différents représentants de la Société Civile étaient très animées et parfois même très controversées...
Toutes ces activités nous ont rappelé, une fois de plus, tout le bien fondé de notre mandat qui n'est autre que de mieux outiller la femme haitienne sur le plan législatif afin qu'elle soit plus capable de défendre et de protéger ses droits et/ou intérêts, autant pour elle-même que pour ses ayants-droits : ses enfants, tant pour le présent que pour l'avenir.
Magalie Véro René
Stagiaire ASF / CECI / ENFOFANM
Novembre 2007 à mars 2008