Avocats sans frontières section Québec publie la version française du Sommaire exécutif de son rapport du 10 décembre 2007 sur la situation des avocats et de la justice en Colombie.
Le rapport résume les témoignages de cas et les dénonciations concrètes reçus par la Mission sur la violence et la persécution contre les avocats, leur famille et les personnes qu’ils représentent.
La Mission a pris note de cas récents qui démontrent que les agressions et les actes de violence contre les défenseurs des droits humains, et particulièrement les avocats, continuent. Ces actes de violence incluent :
- assassinats;
- attentats; et
- menaces et intimidation contre les avocats défenseurs des droits humains, leur famille et les personnes qu’ils représentent, qui ont comme conséquence le déplacement forcé ou l’exil.
De plus, le rôle des avocats défenseur des droits humains est fréquemment stigmatisé par les autorités gouvernementales. La persécution et le mépris délibéré pour le droit à la défense s’étendent à une grande partie des administrateurs du système de justice et de la police, qui recourent à des actions administratives et judiciaires afin de criminaliser l’exercice de la profession juridique, particulièrement dans le cas des avocats pénalistes, de droit du travail ou défenseurs des droits humains. Ces actions incluent :
- la persécution disciplinaire;
- le harcèlement judiciaire ou la «judicialisation», c'est-à-dire des accusations ou des procédures intentées directement ou en représailles contre l’avocat;
- l’interception de communications, la perquisition, le vol d’information et la filature;
- les stratégies de réduction du libre exercice de la défense des droits humains et d’inégalité des armes, telles que l’interdiction de prise en charge de certains dossiers, la violation de la confidentialité de la relation avocat-client, les limitations d’accès aux dossiers ou au lieux de détention, les obstacles dans l’administration de la preuve, les audiences sans lever le secret de l’instruction, etc.
En résumé, les avocats sont identifiés ou illégalement reliés à la cause des personnes qu’ils représentent.